CATÉGORIE 1 • SCOPE 3 (AMONT) ADEME : CATÉGORIE 4 GHG PROTOCOL • CSRD COMPLIANCE

Achats de Biens et Services

Poste financier et environnemental écrasant, la Catégorie 1 — Purchased Goods and Services selon le GHG Protocol — quantifie l'extraction des ressources et toutes les émissions Cradle-to-Gate de votre chaîne d'approvisionnement. Elle représente souvent 60 à 90 % du total des émissions du Scope 3, ce qui en fait le levier de décarbonation le plus puissant pour toute organisation soumise à la CSRD.

Qu'est-ce que la Catégorie 1 du Scope 3 ?

Selon le GHG Protocol Corporate Value Chain (Scope 3) Standard, la Catégorie 1 — Purchased Goods and Services — regroupe l'ensemble des émissions indirectes de gaz à effet de serre (GES) générées par l'extraction, la production, la transformation et le transport de tous les biens et services achetés ou acquis par l'organisation au cours de l'année de reporting.

Cette catégorie couvre un périmètre extrêmement large. Elle inclut aussi bien les matières premières (acier, aluminium, plastiques, produits chimiques) que les composants électroniques, les fournitures de bureau, les emballages, les prestations de conseil, les services informatiques (SaaS, cloud), les contrats de maintenance, le nettoyage des locaux, la formation, le marketing externalisé, et tout autre achat figurant dans le compte de résultat de l'entreprise.

Le GHG Protocol distingue cette catégorie en deux sous-ensembles : les biens (produits tangibles avec un cycle de vie physique) et les services (prestations immatérielles dont l'empreinte carbone provient principalement de la main d'œuvre, des déplacements et des équipements utilisés par le prestataire).

💡 À retenir

Pour une entreprise de services, la Catégorie 1 concentre en moyenne 80 % des émissions du Scope 3. Pour une entreprise industrielle, ce chiffre peut dépasser 90 %. C'est systématiquement la catégorie sur laquelle concentrer les efforts de décarbonation en priorité.

Périmètre et exemples concrets par secteur

Le périmètre de la Catégorie 1 s'arrête à la porte de l'entreprise pour les opérations directes, mais inclut l'intégralité de l'amont fournisseur (cradle-to-gate). Cela signifie que toutes les émissions survenues depuis l'extraction des matières premières jusqu'à la livraison du bien ou la réalisation du service sont imputées à l'organisation qui achète.

🏗️ Industrie manufacturière

  • Acier, aluminium, cuivre, fonte
  • Plastiques (PE, PP, PVC, ABS)
  • Produits chimiques et solvants
  • Composants électroniques et cartes PCB
  • Emballages primaires et secondaires
  • Sous-traitance industrielle

💻 IT & Numérique

  • Serveurs, ordinateurs, smartphones
  • Équipements réseau (switches, routeurs)
  • Services cloud (IaaS, PaaS, SaaS)
  • Licences logicielles et abonnements
  • Data centers et capacité de stockage
  • Maintenance et support IT

🏢 Services aux entreprises

  • Conseil stratégique et audit
  • Marketing, communication, publicité
  • Formation professionnelle
  • Intérim et portage salarial
  • Nettoyage et sécurité
  • Restauration collective

🏗️ BTP & Construction

  • Béton, ciment, granulats
  • Bois de charpente et menuiseries
  • Isolants (laine de verre, polystyrène)
  • Revêtements (carrelage, peinture)
  • Menuiseries aluminium et PVC
  • Sous-traitance de second œuvre

Méthodologie de calcul selon le GHG Protocol

Le GHG Protocol définit trois approches pour calculer les émissions de la Catégorie 1, classées par ordre de précision croissante. Le choix de la méthode dépend de la disponibilité des données, de la maturité carbone de l'organisation, et du niveau d'exigence réglementaire.

1. Approche Monétaire (Spend-Based) Screening rapide

Formule : Émissions (kgCO2e) = Dépense (€ HT) × Facteur d'émission monétaire (kgCO2e/€)

Cette méthode utilise des ratios d'intensité carbone sectoriels issus de tables entrées-sorties (EEIO — Environmentally-Extended Input-Output). Chaque euro dépensé dans un secteur donné se voit attribuer une empreinte carbone moyenne. L'avantage est la rapidité de mise en œuvre : les données comptables (balance fournisseurs, grand livre d'achats) sont directement exploitables. C'est la méthode recommandée pour un premier screening et pour identifier les postes d'achats les plus émetteurs (les « hotspots »).

⚠️ Limites : incertitude élevée (±30 à ±50 %), sensible à l'inflation et aux variations de prix d'achat. Ne valorise pas l'effort de décarbonation d'un fournisseur spécifique. À éviter pour le reporting CSRD de précision.

2. Approche Physique (Average-Data) Précision intermédiaire

Formule : Émissions (kgCO2e) = Quantité physique (kg, m³, L, kWh, m²) × Facteur d'émission physique (kgCO2e/unité)

Cette méthode se base sur des quantités physiques réelles : tonnes d'acier achetées, mètres cubes de béton, litres de solvant, nombre d'ordinateurs, etc. Les facteurs d'émission physiques sont issus de bases de données comme ADEME Base Empreinte® et Ecoinvent 3.9. L'avantage est une précision nettement supérieure (±15 %) et une indépendance vis-à-vis des prix de marché. C'est la méthode recommandée pour les achats stratégiques à fort enjeu carbone.

⚠️ Limites : nécessite la collecte de données de masse ou de volume par type d'achat. Les facteurs d'émission physiques sont des moyennes sectorielles qui ne reflètent pas la performance spécifique d'un fournisseur.

3. Approche Fournisseur (Supplier-Specific) Gold Standard CSRD

Principe : Collecte directe des données carbone primaires auprès de chaque fournisseur de Rang 1 : bilans carbone, Analyses du Cycle de Vie (ACV) produits, Déclarations Environnementales de Produit (EPD / FDES), ou facteurs d'émission spécifiques calculés par le fournisseur.

C'est la seule méthode permettant un pilotage réel de la décarbonation : elle valorise directement l'effort d'un fournisseur qui a investi dans des énergies renouvelables, des matériaux recyclés, ou des procédés bas carbone. Elle est exigée par la CSRD pour les postes d'émissions significatifs (seuil de matérialité).

⚠️ Limites : lourd à déployer, dépend de la maturité carbone des fournisseurs. Les PME peuvent rencontrer des difficultés à obtenir ces données de leurs fournisseurs les moins avancés sur le sujet.

Cas pratique : calculer les émissions d'une PME de services

Prenons l'exemple concret d'une PME de conseil de 50 salariés avec un budget achats annuel de 800 000 € HT. L'entreprise n'a pas encore déployé de collecte de données physiques ni de données fournisseurs. Elle commence par une approche monétaire.

Poste d'achat Dépense (€ HT) FE monétaire (kgCO2e/€) Émissions (tCO2e)
Services IT & Cloud 120 000 0,32 38,4
Matériel informatique (PC, écrans) 60 000 0,32 19,2
Prestations de conseil & audit 200 000 0,13 26,0
Marketing & communication 150 000 0,13 19,5
Fournitures de bureau & consommables 30 000 0,45 13,5
Nettoyage & sécurité 40 000 0,13 5,2
Restauration (tickets restaurant) 200 000 0,45 90,0
TOTAL 800 000 211,8

Résultat : 211,8 tCO2e pour la Catégorie 1, soit 4,2 tCO2e par salarié. L'analyse révèle que la restauration collective (42 % des émissions) et les services IT (18 %) sont les deux postes dominants — ce sont les cibles prioritaires pour la décarbonation.

🎯 Prochaines étapes recommandées pour cette PME :

  1. Restauration : passer en approche physique (nombre de repas × FE par type de repas) pour affiner le calcul, puis négocier avec le prestataire une offre bas carbone (végétarien, local, bio).
  2. IT : collecter les données physiques (nombre et modèles de PC/serveurs) pour remplacer le facteur monétaire par des facteurs physiques plus précis.
  3. Conseil & marketing : intégrer un critère carbone dans les appels d'offres pour les prestations intellectuelles.

Comparaison sectorielle : l'intensité carbone par secteur

Tous les euros dépensés n'ont pas la même empreinte. L'intensité carbone varie d'un facteur 10 entre les services aux entreprises et l'industrie lourde. Voici les facteurs monétaires moyens par secteur (source : ADEME Base Empreinte® 2026) :

Secteur Intensité carbone (kgCO2e/€) Profil type
Services aux entreprises 0,13 Le plus faible — main d'œuvre majoritaire
IT & Digital 0,32 Intermédiaire — équipements + énergie
Industrie manufacturière 0,78 Élevé — matières premières intensives
BTP & Construction 1,15 Très élevé — béton, acier, transport
Logistique & Transport 1,42 Maximum — carburants dominants

📊 Impact sur votre stratégie

Une entreprise du BTP dépensant 10 M€ en achats émet environ 11 500 tCO2e en Catégorie 1, contre seulement 1 300 tCO2e pour une entreprise de services avec le même budget. C'est pourquoi le choix de la méthode de calcul et la précision des facteurs d'émission sont d'autant plus critiques dans les secteurs à forte intensité carbone.

Facteurs d'émission de référence (ADEME Base Empreinte® 2026)

Voici les facteurs d'émission physiques les plus utilisés pour la Catégorie 1. Le référentiel complet (150+ facteurs) est disponible dans le tableau détaillé du guide principal, avec recherche interactive et export CSV.

Élément / Matière Catégorie Facteur (kgCO2e) Unité
🔩 Métaux & Minéraux
Acier (Mix moyen mondial)Métal2,30kg
Acier Inoxydable (Inox 304)Métal5,10kg
Acier Inoxydable (Inox 316)Métal5,80kg
Acier recyclé (EAF)Bas carbone0,60kg
FonteMétal2,00kg
Aluminium (Primaire)Métal12,50kg
Aluminium recycléBas carbone0,60kg
CuivreMétal5,50kg
ZincMétal4,80kg
🧪 Chimie & Plastiques
PE (Polyéthylène) primairePlastique2,10kg
PP (Polypropylène)Plastique1,90kg
PVCPlastique2,40kg
PET recyclé (rPET)Bas carbone0,85kg
Peinture (base eau)Chimie1,80kg
🏗️ BTP & Matériaux de construction
Béton prêt à l'emploi (C25/30)BTP0,12kg
Ciment (CEM I)BTP0,85kg
Bois de construction (France)Biosourcé0,30kg
Laine de verre (isolant)BTP1,10kg
💻 Numérique & IT
Ordinateur portable (14 pouces)IT250,00unité
Smartphone (milieu de gamme)IT85,00unité
Serveur (Rack 2U, 16 cœurs)IT1 200,00unité
Services Cloud (IaaS)IT0,13
👕 Textile
Coton conventionnelTextile2,80kg
Polyester (fibre synthétique)Textile5,50kg

Sources : ADEME Base Empreinte® v2026.03, Ecoinvent 3.9. Les facteurs évoluent annuellement. Dernière mise à jour : juillet 2026.

Pièges fréquents et erreurs à éviter

Le calcul des émissions de la Catégorie 1 est truffé de chausse-trappes méthodologiques. Voici les cinq erreurs les plus courantes, identifiées lors d'audits de bilans carbone :

🛑 Erreur n°1 : Double comptage avec le Scope 1 et 2

Les émissions directes (Scope 1 : combustion de gaz, carburant) et indirectes énergétiques (Scope 2 : électricité) de vos fournisseurs font partie de leur bilan, pas du vôtre. Votre Catégorie 1 couvre l'amont de leurs approvisionnements. Un double comptage fausse tout le bilan et peut être relevé lors d'un audit CSRD.

⚠️ Erreur n°2 : Oublier les services dans le calcul

Beaucoup d'organisations limitent leur Catégorie 1 aux biens physiques et oublient les prestations de services. Pourtant, pour une entreprise tertiaire, le conseil, le marketing, l'intérim et les services IT peuvent représenter plus de 50 % des émissions de la Catégorie 1. Chaque ligne du grand livre d'achats doit être couverte.

⚠️ Erreur n°3 : Utiliser des facteurs monétaires trop agrégés

Appliquer un facteur monétaire unique (ex : 0,45 kgCO2e/€) à l'ensemble des achats est la méthode la plus simple… et la plus fausse. Un euro dépensé en acier n'a pas la même empreinte qu'un euro dépensé en conseil. Segmentez vos achats par catégorie homogène et appliquez le facteur le plus spécifique disponible.

🔶 Erreur n°4 : Ne pas prendre en compte l'inflation

En méthode monétaire, si vos prix d'achat augmentent de 10 % à volume constant (inflation), vos émissions calculées augmentent mécaniquement de 10 %. Cet artefact mathématique peut donner l'illusion d'une dégradation de votre bilan carbone. Corrigez les dépenses de l'inflation, ou passez en méthode physique dès que possible.

🔶 Erreur n°5 : Confondre immobilisations et achats courants

L'achat d'une machine, d'un véhicule ou d'un bâtiment relève de la Catégorie 2 (Immobilisations), pas de la Catégorie 1. Mélanger OpEx et CapEx dans le même calcul gonfle artificiellement les émissions de la Catégorie 1 et nuit à la comparabilité inter-entreprises. La distinction OpEx/CapEx doit être respectée scrupuleusement.

Stratégies de réduction : les 4 leviers prioritaires

Réduire les émissions de la Catégorie 1, c'est agir sur la chaîne d'approvisionnement. Contrairement au Scope 1 et 2 (où l'entreprise a un contrôle direct), la décarbonation des achats repose sur la collaboration avec les fournisseurs et des choix de conception en amont. Voici les quatre leviers, classés par impact décroissant :

1

Éco-conception et allègement des produits

Réduire la masse des produits, substituer des matériaux à forte intensité carbone par des alternatives bas carbone (aluminium primaire → recyclé, acier → bois d'ingénierie), optimiser les procédés de fabrication. L'éco-conception peut réduire de 20 à 50 % l'empreinte carbone d'un produit sans en altérer la fonction. C'est le levier le plus puissant car il agit à la source.

Exemple : un fabricant de mobilier passant de l'aluminium primaire (12,5 kgCO2e/kg) à l'aluminium recyclé (0,6 kgCO2e/kg) divise par 20 l'empreinte matière.

2

Politique d'achats responsables (Green Procurement)

Intégrer un critère carbone dans la sélection et l'évaluation des fournisseurs. Privilégier les fournisseurs ayant un engagement SBTi validé, publiant une ACV de leurs produits, ou fournissant une Déclaration Environnementale de Produit (EPD/FDES). Imposer un bilan carbone produit dans les appels d'offres stratégiques.

Le GHG Protocol considère cette approche comme un levier de Scope 3 Category 1 Supplier Engagement, valorisé dans les questionnaires CDP.

3

Allongement de la durée de vie et circularité

Passer d'une logique d'achat à une logique d'usage : leasing d'équipements, modèles « as-a-service », allongement des garanties constructeur, recours systématique au réemploi et au reconditionné. Un équipement qui dure deux fois plus longtemps divise par deux ses émissions annuelles de Catégorie 1.

Exemple : un smartphone reconditionné émet 80 % de CO2 en moins qu'un neuf (fabrication évitée). Une politique de flotte IT reconditionnée peut réduire la Catégorie 1 IT de 40 à 60 %.

4

Relocalisation et circuits courts

Raccourcir les chaînes d'approvisionnement en privilégiant des fournisseurs régionaux. Un approvisionnement local ou européen peut réduire l'empreinte transport amont de 30 à 60 %, tout en diminuant les risques de rupture logistique. La relocalisation répond également aux exigences de devoir de vigilance et de transparence de la CSRD.

Réglementation applicable : CSRD, BEGES et SBTi

La Catégorie 1 est au cœur des obligations réglementaires françaises et européennes. Voici l'essentiel des textes qui encadrent son reporting :

🇪🇺 CSRD — Corporate Sustainability Reporting Directive

Obligatoire depuis 2024 pour les grandes entreprises, étendue aux PME cotées en 2026. La norme ESRS E1-6 exige la publication des émissions brutes de Scope 3 avec un niveau de granularité permettant d'identifier les postes significatifs. La Catégorie 1 doit faire l'objet d'une analyse de matérialité et d'un plan de transition.

🇫🇷 BEGES — Bilan d'Émissions de GES (Article L.229-25)

Le BEGES réglementaire français impose la publication des émissions de Scope 3, dont la Catégorie 4 ADEME (équivalent de la Catégorie 1 GHG Protocol), avec un plan de transition associé. Le non-respect expose à une amende de 10 000 € (20 000 € en cas de récidive). La périodicité est de 3 à 4 ans selon la taille.

🌍 SBTi — Science Based Targets initiative

Si le Scope 3 représente plus de 40 % des émissions totales (ce qui est quasi systématique), les entreprises doivent fixer un objectif de réduction sur le Scope 3 pour valider leur trajectoire Net-Zéro. Pour la Catégorie 1, le SBTi recommande un objectif d'engagement fournisseurs couvrant X % des émissions d'ici 5 ans.

Questions fréquentes sur la Catégorie 1

Quelle est la différence entre la Catégorie 1 du GHG Protocol et la Catégorie 4 de l'ADEME ?

La Catégorie 4 ADEME correspond à la Catégorie 1 du GHG Protocol mais avec un périmètre plus restreint dans le BEGES réglementaire. L'ADEME utilise une nomenclature différente (numérotation de 1 à 7) pour le volet amont. Le contenu est identique : il s'agit des émissions amont liées aux achats de biens et services. La double numérotation GHG/ADEME est une source de confusion fréquente dans les bilans carbone français.

Faut-il inclure les immobilisations (CapEx) dans la Catégorie 1 ?

Non. Selon le GHG Protocol, les immobilisations relèvent de la Catégorie 2 distincte. La Catégorie 1 couvre les achats de biens et services consommés dans l'année (OpEx). Les bâtiments, machines, véhicules et autres actifs immobilisés sont traités séparément. Cette distinction est essentielle pour la comparabilité inter-entreprises et la conformité avec les normes ESRS.

Comment gérer les fournisseurs qui ne fournissent pas de données carbone ?

Commencez par une approche monétaire pour estimer leur empreinte. Ensuite, priorisez l'engagement selon la règle des 80/20 : concentrez-vous sur les 20 % de fournisseurs qui représentent 80 % des émissions. Pour les fournisseurs stratégiques, proposez-leur un accompagnement (atelier, questionnaire simplifié, outil de calcul) plutôt que d'exiger immédiatement une ACV complète. La CSRD prévoit une montée en maturité progressive.

Quel facteur d'émission monétaire utiliser pour un achat générique ?

L'ADEME Base Empreinte® propose un facteur monétaire générique de 0,45 kgCO2e/€ pour les biens manufacturés. Cependant, nous recommandons vivement de segmenter vos achats a minima par secteur (services : 0,13, IT : 0,32, industrie : 0,78) pour améliorer la précision. Un facteur unique appliqué à l'ensemble des achats peut générer une erreur de ±50 % sur l'estimation finale.

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